8 Trucs pour parler de ce qui ne va pas

Quand tout va bien et que tout le monde est content, en général, on n’a pas de problème pour communiquer. En revanche, lorsque l’on a des divergences d’opinions ou tout simplement que l’on est pris dans ses émotions, c’est souvent beaucoup plus dur d’échanger de façon constructive.

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Les quelques petits trucs qui suivent sont simples mais efficaces pour éviter les grandes envolées stériles et les disputes inutiles.

1 – Parlez à la première personne et parlez de ce que vous ressentez.

Si vous avez quelque chose à reprocher à quelqu’un et que vous commencez à citer tout ce qu’il a fait ou pas fait, avec votre opinion sur le sujet et par dessus le marché votre propre interprétation sur ses actions, voire de ses intentions, vous risquez de vous retrouver face à un mur. D’autant plus que bien souvent, on en arrive à porter à l’autre des intentions qu’il a vite fait de nier et vous voilà le bec dans l’eau, avec des arguments dont vous n’avez pas la maitrise puisqu’ils concerne l’Autre.

ALORS QUE si vos arguments sont vos sentiments et que vous ne parlez qu’à la première personne, rien ni personne ne pourra nier votre raisonnement.

Evitez donc les «tu m’as agressé tout à l’heure. De toute façon tu crois toujours que c’est de ma faute… » qui seront vite démolis par des « pas du tout je t’ai pas agressé. Tu délires. Et puis je crois rien. T’es pas dans ma tête… ».

Essayez plutôt « je me suis senti agressée tout à l’heure quand tu m’as dit…. j’ai eu l’impression que tu me reprochais ce qui c’était passé et ça m’a fait mal. » et voilà, personne ne peut vous dire que vous ne ressentez pas ce que vous dites.

En revanche, là, on peut commencer à parler !

2 – Des faits !!!

Des faits, pas des interprétations de la “réalité”, pas de généralité !

En effet, si on veut une vraie conversation, il ne s’agit pas de tergiverser sur des interprétations d’évènements mais de décrire des faits. Sinon, même chose que dans le paragraphe précédent. L’Autre aura vite fait de confronter sa façon de voir (unique et absolument valide dans son monde à lui) avec la votre (tout aussi unique et absolument valide dans votre monde à vous).

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 Et c’est l’impasse !

3 – Donc,commencez par Ne jamais dire jamais

Bannir les « jamais » et les « toujours », porte ouverte aux jugements de valeurs qui ne mènent à rien et qui par définition, vont introduire une généralité stérile et inutile.

Donc, pas de « t’es toujours comme ça », « c’est toujours pareil », « tu sors jamais les poubelles », « t’es jamais là quand on a besoin de toi. ».

Trop facile à nier ! Donnez des faits ! Quoi. Quand. Comment.

4 – Remplacer Être par Faire.

Dans le même esprit, on arrête les jugements de valeur qui définissent votre interlocuteur : « tu n’es qu’un gros égoïste ». Tout d’abord ce type de phrase réduit une personne à une chose qu’elle n’est pas (en tout cas, pas seulement !). C’est vexant et ça limite considérablement les chances d’avoir une conversation productive. En revanche, si vous parlez de ce qui c’est réellement passé, vous pouvez alors décrire l’attitude qu’à eu l’Autre : «ce que tu as fait à tel moment précis, pour moi c’était vraiment égoïste ». Cela vous permettra de parler des faits et non de dévier sur des interprétations qui vous éloignent da la racine du problème.

ATTENTION ! Cette partie est particulièrement importante avec les enfants !!! arrêtons de leur dire : “tu es vilain”, “tu es méchant”, “tu es…” dans cette phase de leur vie où ils construisent leur image d’eux-même. Disons plutôt : “ce que tu as fait est vilain/ pas bien”, ” ce que tu as fait est méchant”.images-14

5 – Pas de « Tu dois » pas de « Il faut ».

On retourne dans les conversations d’adulte à adulte.

Les « tu dois » et « il faut » sous entendent que je sais mieux que l’Autre ce qu’il doit faire. On se risque à un « non, mais t’es qui pour me dire ce que j’ai à faire »… et dans le fond, il faut reconnaitre, que c’est pas faux !

6 – Prendre du recul et essayer de voir le monde à travers les lunettes de l’Autre (pour un instant)

Chacun son monde, chacun sa motivation.

Quelques principes de PNL – programmation Neuro Linguistique, technique utilisée en communication :

– Chacun regarde le monde avec un regard unique, filtré par un monde intérieur et une histoire de vie propre.

– Tout le monde fait de son mieux à chaque instant avec les ressources* qu’il possède à ce moment-là

– Et tout le monde à une motivation positive  pour lui à chacune de ses actions.

Or avec un peu de recule on distingue plus facilement le « monde » de l’Autre et ses motivations (parfois à priori obscures, il faut bien le dire).

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On prend un temps pour changer de point de vue, se mettre dans les chaussures du voisin et comprendre l’histoire autrement.

Attention, personne ne vous demande d’excuser systématiquement tous vos interlocuteurs. Mais mieux comprendre le « monde » de l’Autre, permet bien souvent de comprendre sa perspective et éventuellement de faciliter la communication entre vous.

7 – Prendre ses responsabilités

Tous ces conseils, sont bien beaux, mais il manque une partie fondamentale, probablement une des plus importante et pourtant une des moins agréable : savoir prendre ses responsabilités. Vous pouvez parler de ce que vous ressentez, comprendre l’autre, parler des faits, si de votre côté vous n’assumez pas pleinement vos responsabilités avec honnêteté et humilité tout le reste ne servira à rien.

8 – L’ingrédient de base de la communication : maximum respect !

Le respect est le socle de toute conversation.

En premier lieu, le respect de vous-même pour vous-même. Gardez toujours en tête votre propre valeur, inestimable et unique.

Le respect de l’Autre qui doit être mutuel !

images-7Conclusion

Voici quelques petits conseils pour vous faciliter la vie. Je suis bien consciente qu’il n’est pas toujours aisé de les suivre. Principalement lorsque la conversation s’envenime et que les émotions s’en mêlent. Petit à petit, on y arrive de mieux en mieux, de plus en plus facilement. Dans un premier temps on s’en souvient a posteriori. On repasse la scène dans notre tête:« là j’aurais dû dire ceci ou cela » ensuite on s’en souvient plus tôt, puis sur le coup…

Et puis parfois, c’est aussi important de gueuler un grand coup !

Quoiqu’il en soit, si vous avez des questions, je suis là !

*En PNL, une ressource représente un état ou une émotion permettant de faciliter l’action, de la rendre plus efficace, plus rapide et plus agréable

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